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L’ensemble des programmes de recherche et développement sur la filière perlicole polynésienne représentent, depuis 1992, près de 2 Milliards xpf (17 Millions d’Euro) financés par l’Etat, l’Europe et avec prêt de 30% directement par la Polynésie française avec un effort et une allocation des ressources de plus en plus dédiées à la prise en compte de la préservation de l’environnement et de la qualité des lagons. Il ressort de ces différentes études que la préservation des lagons au sens large passe également par un changement des pratiques et de la façon d’exploiter les ressources maritimes. Les perliculteurs, véritables fermiers des lagons, sont des acteurs essentiels de cette nouvelle approche.

La Loi du Pays n°2017-16 du 18 juillet 2017 réglementant les activités professionnelles liées à la production et la commercialisation des produits perliers et nacriers intégre désormais plusieurs articles sur la gestion durable de la ressource* : le Conseil de la perliculture a par exemple pour mission de formuler des avis sur les quotas globaux et individuels de production. Des comités de gestion décentralisés ont en charge la Co gestion de leur lagon, et notamment un rôle dans le signalement aux autorités administratives de toutes perturbations observées dans les lagons.

La filière perlicole polynésienne, comme de nombreuses activités dans le secteur primaire, a une impérieuse nécessité de préserver son environnement. On peut remarquer que si la prise de conscience s’est initialement faite par les autorités et les scientifiques, chez les professionnels du secteur elle a été plus récente, progressive et alimentée par quelques professionnels plus sensibles ou plus en contact avec les problématiques également rencontrées dans le Pacifique et à l’international (changement climatique, réchauffement des océans, cause et conséquences de la présence de micro et nano plastiques dans la chaîne alimentaire, gestion et valorisation des déchets,…). Accompagner les mutations en partenariat avec tous les acteurs fait donc partie des nombreux défis de cette filière et plus largement de la Polynésie toute entière.

 Loi du pays – n° 2017 16 du 18/07/2017

Crédit : photographe : Moon – Mo’orea, French Polynesia

 

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