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Les Tuamotu, là où résident les rêves

La Polynésie française compte 118 îles, dont 84 atolls ou îles basses.

La Polynésie française compte 118 îles, dont 84 atolls ou îles basses. 76 d’entre eux forment l’archipel des Tuamotu. Ces minces bandes de terre, « des îles de la matière dont sont faits les songes », comme l’avait si bien soupiré la plume de l’écrivain écossais Robert Louis Stevenson.

De toutes ces îles basses de l’archipel, la plupart flottant fragilement sur le plus grand océan de la terre, la plus haute, l’atoll soulevé de Makatea, culmine à 111 m quand Tahiti se perche avec l’Orohena à 2 241 m.

Ces atolls des Tuamotu ont été peuplés, pour certains d’entre eux et de façon souvent temporaire, entre 1000 et 1500 de notre ère, par les survivants des guerres ayant opposé, au gré des alliances, les clans de Tahiti, des Marquises et de Mangareva. Ce sont des récifs coralliens et des dépôts émergés qui entourent un lagon de quelques dizaines de kilomètres, aux formes très variables : petits et ronds, ou longs et maigres. Certains sont fermés au grand large, d’autres sont ouverts à l’océan avec une passe, parfois deux, vestiges des anciennes rivières qui coulaient à l’entrée des vallées des antiques et volcaniques îles hautes. Ils s’étendent du nord-ouest au sud-est d’une bande de 1800 km de long sur 600 de large, posée sur le Pacifique. 

Gauguin trouvait le pays superbe et plein d’ennui : « Un bonheur à ce point immuable est lassant ». Dans ces endroits où « l’océan et la terre ferme semblent lutter constamment à qui l’emportera sur l’autre » (Darwin), dans les lagons de ces « îles en pointillé […] d’où n’émanent que précarité et mélancolie » (Bonvallot), sur ces filets de terre écrasés de soleil et posés sur l’océan, les espoirs de richesse et les rires des Paumotu, peuple conquérant de ces îles basses, prennent et reprennent vie. Car ces lagons, décriés par les premiers explorateurs européens, – îles de la Désolation, Archipel Dangereux…– ont des atouts : 12 800 km² de mer intérieure et 12 000 km de récifs qui déploient un univers coloré et fascinant. Un environnement exceptionnel pour le coprah, la nacre, la pêche, la plongée… 

C’est donc au fil du temps, au fil de l’eau, au gré du vent, que nous vous invitons à partager ce moment, au cœur du Pacifique, dans cet écrin des Mers du Sud que l’on appelle les Tuamotu.

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