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L’allliance de l’organique et du minéral

L’alliance du minéral et de l’organique

A l’intérieur des coquilles de l’huître perlière, sous le manteau, se logent les organes de la pintadine. La face externe du manteau est au contact des valves de la coquille, la face interne recouvrant l’ensemble des tissus mous. Egalement appelé pallium – mais qui n’a rien à voir avec l’habit sacerdotal d’un prêtre –, le manteau est un ensemble de tissus fins qui assure la croissance et le développement de la coquille du mollusque, grâce à l’activité sécrétrice des cellules épithéliales externes de ce manteau. Il contribue aussi à la fabrication de la nacre qui recouvre l’intérieur des deux valves.

Les pintadines de Polynésie française sont réputées par la qualité de leur nacre iridescente, aux nuances de couleurs si variées. La coquille est composée de plusieurs couches minérales et organiques. La couche externe est appelée périostracum. Vient ensuite une couche prismatique, l’ostracum, composée de calcites qui peuvent parfois donner à la nacre un aspect noirâtre. Exceptionnellement, des coquilles albinos sont prélevées dans le lagon. Dons des dieux, elles sont rares, et les Paumotu les conservent précieusement.

Enfin la nacre est composée de carbonate de calcium (l’aragonite, 95% de la coquille) et de matière organique (la conchyoline, 5%). La conchyoline et l’aragonite, sécrétés par les cellules épithéliales du manteau, se lient donc pour former la structure rigide de la coquille et l’étonnante résistance de la nacre. Le mortier et la pierre ; le vivant et le minéral. Seuls quelques coquillages ont ce don de pouvoir créer une gemme. La perle de Tahiti est de ceux-là. Et son huître nacrière est unique et sauvage. Rare et précieuse.

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