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Que sont devenues les perles de J.M. Domard

Que sont devenues les perles de Jean-Marie Domard ?

Lors des greffes de Hikueru en 1961, 827 huîtres avaient été opérées et 276 perles ont été produites. Soit un pourcentage de production de 33,5%. Selon les experts de la Nippo Pearls, 235 des 276 perles étaient commercialisables

Deux perles d’Hikueru ont été demandées par le Gouverneur en 1964, en guise de souvenir de la première récolte de perles (courrier du 22 mars 1964).

Sur les 46 premières récoltées, 24 avaient été volées.

A Bora Bora, Churoku Muroi procéda à l’opération de 2250 huîtres en juillet et août 1962 : 1580 huîtres greffées avec un noyau de grande dimension, 520 huîtres greffées avec 2 noyaux de petite dimension, et 150 huîtres opérées en vue de la formation de demi-perles.

Puis, entre le 27 janvier et le 6 février 1964, Churoku Muroi opéra, une nouvelle fois à Bora Bora, 560 huîtres, avec des noyaux de petite dimension.

En janvier 1965, Jean-Marie Domard et son équipe récoltèrent les huîtres perlières greffées de Bora Bora : « J’ai récolté il y a quelques jours les perles de Bora Bora. J’en ai trouvé 450. 100 d’entre elles sont très belles, rondes, et de 11 mm de diamètre. 50 font 12, 5 font 13, 1 fait 14. Mais le plus important réside dans la couleur de ces perles. Je ne peux pas toutes les décrire avec précision, mais tous ici les ont trouvées très belles, et plus remarquables encore que celles d’Hikueru. »

En partant de Tahiti, Jean-Marie Domard laissa les perles greffées dans le coffre du Service de la Pêche. Les perles étaient accompagnées d’un inventaire daté du 10 février 1967 : 1028 perles, pesant ensemble 1438,45 grammes.

En 1971, William « Bill » Reed les admira, dans une « petite boîte », conservée alors aux Domaines.

En 1975, Jean-Claude Brouillet émit le désir de les acquérir. Jean Tapu aurait favorisé la transaction. Jean-Claude Brouillet acheta les perles de Jean-Marie Domard.

Il les présenta aux plus grands bijoutiers du monde pour créer le marché de la perle de culture de Tahiti.

Elles appartiennent sans doute encore aujourd’hui à sa famille.

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